T.L.M.
Thierry Le Moign est un artiste plasticien, peintre et photographe.
T.L.M. commence à peindre à 17 ans, en 1966.
Après Mai 68, année de son Bac (qu'il n'obtient pas, comme quoi il n'était pas donné), il part en Inde en stop la veille de Noël avec l'équivalent d'une dizaine d'euros. Il y restera un an et demi et il poursuivra une vie de beatnik durant une décennie, puis reprendra ses études (équivalence de Bac en 1979 et DESS de Psycho clinique en 1985 option toxicologie).
1975, T.L.M. exposera deux toiles au Musée des Beaux-Arts de Nantes en même temps que Simone Le Moign (peintre nantaise genre "naïf", homonyme du nom de sa mère). Une des peintures se nomme "Jeune fille espérant n'avoir jamais à mettre les pieds dans un commissariat de police" (la toile représente une jeune fille nue, agenouillée de dos sur une plage, les mains jointes et regardant le soleil l'irradiant de ses rayons)
Il commence la photographie en 1975.
Ses "Body-writing" prennent corps en Octobre 1984 à Paris suite à une lecture d'une interview de Marguerite Duras dans Libé sur la spécificité de l'écriture féminine.
Pour T.L.M. l'écriture transcende le corps et l'habille. S'y rajoute le plaisir ludique du parcours du pinceau sur la peau et des jeux de mots.
Son axe militant: la liberté du corps (et de l'esprit (ou vice-versa, lequel contient l'autre?)) sous toutes ses formes. Ce travail avait été très bien accueilli par la critique, mais des déboires judiciaires vont lui faire éclipse totale pour une longue période.
Toujours dans le rapport au corps, T.L.M. pratique aussi le "Body Painting" notamment avec sa série des "Nombrils". Petits tableaux minimalistes souvent monochromes en aplat ventral où le grain de la peau remplace le grain de la toile. L'ombilic à trait à l'immanence. Voir le dessin de l'homme de Vitruve de Léonard: le centre du carré n'est pas identique au centre du cercle.
En l'an 2000, la fin du monde n'ayant pas eu lieu ni le méchant bug promis, T.L.M. fonde une petite famille et ne s'occupe plus du monde artistique, par respect aux trois ordres: création, récréation, procréation.
2017, T.L.M. croise le chemin de Franck Moinel qui lui propose de reprendre le collier et de montrer son travail au "Mekano" à Rezé, ce qu'ils font au mois de Juin. T.L.M. possède encore beaucoup d'oeuvres qui n'ont pas encore vu de cimaises: avis aux amateurs. Il est aussi en train de finaliser en ce mois de novembre 2018 un travail commencé en 1982: vive la procrastination et la sérendipité!